Soins palliatifs : l’humain avant tout

Dans le cas d’une maladie évolu­ti­ve in­cura­ble, les person­nes at­tein­tes et leurs pro­ches sont confron­tés à des pro­blè­mes et à des ques­tions ardues. Les soins pallia­tifs les soutien­nent pour les diffi­cultés aussi bien d’ordre physi­que que spiri­tuel et psychosocial.

Walter Brunner
Secrétaire général de palliative ch.

Maladie incurable – et maintenant ? De plus en plus de personnes se penchent sur cette question, que ce soit par anticipation, parce qu’elles sont concernées ou parce qu’elles s’occupent de proches malades.

 

En Suisse, le nombre d’hommes et de femmes souffrant de pathologies chroniques et incurables augmente. L’évolution de ces maladies est devenue plus longue et plus complexe. Le vieil­lis­se­ment croissant de la population a engendré un allon­ge­ment de la dernière période de la vie – et par conséquent un recul de l’âge de la mort. Le 1er janvier 2013, le droit de la tutelle est de plus devenu le droit de la protection de l’adulte. À l’origine de ce changement, il y a une nouvelle philosophie, qui renforce et promeut en particulier le droit à l’autodétermination de nous toutes et tous.

 

À l’aide d’ «instruments» spécifiques (documents de prévoyance), nous pouvons énoncer à l’avance nos souhaits pour les situations d’incapacité de discernement potentielle.

 

Les soins palliatifs accordent la plus grande importance à l’individu avec ses besoins et ses souhaits, son droit à l’autodétermination et sa dignité. Seules les personnes atteintes peuvent définir le sens qu’elles donnent à la qualité de vie et les objectifs qu’elles considèrent comme souhaitables. Les soins palliatifs améliorent la qualité de vie des personnes souffrant de maladies graves.

 

Au premier plan se trouve l’atténuation non seulement de la souffrance corporelle, mais aussi du traumatisme psychique, des peurs et des incertitudes. La personne est accompagnée et soutenue par un réseau de professionnels, de proches et de bénévoles. Elle décide par elle-même dans la mesure du possible de l’endroit où elle veut être prise en charge et de la manière ainsi que du lieu où elle veut passer la dernière phase de sa vie.

 

Ce sont ses besoins et ses souhaits qui déterminent la conduite à suivre. Les soins palliatifs permettent à tous d’organiser la dernière partie de leur vie comme ils l’entendent.

 

Walter Brunner

DE | FR | IT

 

 

DE | FR | IT

 

Ligue pulmonaire suisse
Chutzenstrasse 10, 3007 Berne